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Définition

Un outil d'harmonisation du corps, du souffle et de l'esprit

Technique de santé et art de vivre, il peut se traduire par « boxe du faîte suprême ».

L’expression « Faîte Suprême » (Taïchi) rappelle que le Taïchi intègre les grands principes de la cosmogonie taoïste.
Le mot « Boxe » (Chuan, littéralement Poing) souligne lui que son origine est avant tout martiale, même s’il est également une pratique de santé (de « longue vie ») et peut être pratiqué sous cet aspect uniquement par ceux qui le souhaitent.

On retrouve, dans les principes théoriques et pratiques du Taïchi Chuan, les applications du Yin et du Yang (principes directement liés au concept philosophique de  « Taïchi » ), par exemple dans les notions de Vide et de Plein, Ouvert et Fermé, Inspiration et Expiration.
Le Taïchi Chuan est intimement lié à la médecine traditionnelle chinoise, notamment dans ses objectifs de mise en circulation du Qi (l’énergie) dans les méridiens d’acupuncture et dans l’attention particulière portée à certains points (comme Baihui).
Ce aussi un art de combat efficace et à la portée de tous

La genèse du Taïchi Chuan

Une histoire populaire raconte que le légendaire moine taoiste Zhang San-Feng aurait combiné la théorie du Yi Jing (la dynamique des contraires yin et yang) et la pratique taoiste de la conservation de l’énergie (qi gong) avec le kung-fu « Shaolin ».
C’est en observant le combat entre une grue et un serpent qu’il eu l’idée de créer le Tai Chi Chuan.

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Les dix points essentiels pour une bonne pratique du Taïchi Chuan

1. Faire monter le Qi au point « Bai Hui » (sommet du crâne)
2. Rentrer la poitrine en relâchant les reins (descendre le sternum et ouvrir les omoplates)
3. Détendre les reins pour nourrir le Qi (détendre les cuisses pour décontracter les reins et faire circuler le Qi)
4. Distinguer le vide du plein (main gauche vide, pied droit plein et inversement)
5. Baisser les épaules et les coudes (détendre toutes les articulations)
6. Conduire le Qi par la pensée (la pensée conduit l’énergie qui conduit le mouvement)
7. Coordonner le haut et le bas (tout bouge et tout s’arrête en même temps)
8. Coordonner l’intérieur et l’extérieur (harmoniser les mouvements externes et l’énergie interne)
9. Enchaîner les mouvements (mouvements fluides, ininterrompus et sans fissure entre eux)
10. Chercher la détente dans le mouvement (dans la détente l’énergie s’active).

Yves Robert-Taichi

Yves Robert